Photos diabétiques et entourage

Ces photos sont le résultat d’une passion pour la photo animalière qui est née, pour moi, il y a quelques années. Mon diabète de type 2 a fait que mes sports habituels plongée (que j’ai arrêté de compter lorsque mon premier carnet fut plein d’environ 120 immersions) et voilier, deviennent un peu trop fatigants, bien que je pratique toujours la voile mais plus jamais seul. J’envisage de reprendre un peu la plongée mais sur de petites profondeurs : 15/20m maxi. La photo animalière, bien que pas toujours facile sur le plan physique, présente en revanche l’avantage de pouvoir doser ses efforts et surtout de se reposer quelques instants, ou plus, de temps en temps, ce que les deux sports cités ci-dessus ne permettent pas… on n’arrête pas un bateau pour se reposer sur le bord d’un chemin.  Description des photos (de gauche à droite et de bas en haut) 1/Cerf bramant 2/Cerf 3/Verdier en vol 4/Cerf dans la brume. 5/Ours dans la neige 6/Ours dans le blizzard (Carélie du Nord). 7/Mouettes volant dans les pemières lumières de l’aube 8/Cerfs, brame 2011, dans son éventail de verdure 9/Petite hirondelle très jeune 10/Jeune brocart 11/Renard mulottant (cherchant de petites proies, le renard évite le pullulement de petits rongeurs c’est un allié, méconnu, de l’agriculture)(Massif du Mont Blanc)« A 2 longueurs de l’hypo » (voie de La Moquette, Aiguille d’Orny)
C’est l’histoire d’une pause casse-croûte abrégée qui a fini par une hypo au sommet.Après la fameuse hypo et un rappel au radar… j’ai retrouvé mes espritsCette photo illustre le combat perpétuel entre l’insuline et le glucose, et l’équilibre de chaque instant qu’il faut arriver à établir entre les deux.Les épines des roses symbolisent le « piquant » du diabète dans notre quotidien.
On ne les voit pas forcément quand on ne regarde pas de très près… Mais attention les épines (les piqûres, sous la forme de glycémies et d’injections) sont toujours là… il ne faut pas les oublier !
(photo prise au musée de la vie romantique à Paris)Je suis diabétique depuis 35 ans, soignée avec des comprimés jusqu’en 2001, puis insuline rapide et lente 3 X par jour et 1 comprimé 3 X par jour. Et maintenant je vis mon diabète depuis le 13 avril avec une pompe à insuline 24 H/24. C’est le bonheur retrouvé et la stabilité de mon diabète. Hélas je ne fais plus de sport, ni marche puisque je suis handicapée et en fauteuil roulant, mais je profite au maximum de ceux que j’aime, de mon village et toutes les animations, je suis régulièrement sur le site Facebook, je fais beaucoup de travaux manuels, je lis, j’écoute de la musique, surtout la chanson française… mes journées sont bien remplies et je ne n’ennuie jamais. Actuellement je prépare activement mon mariage qui aura lieu le 27 août 2011.Les plantes ont besoin d’eau pour s’épanouir et rester en vie. Moi j’ai besoin de mon insuline. Sans elle je me fâne. Si j’en ai trop je me noie et pas assez je m’assèche. Lorsque je suis bien hydratée, je rayonne...Au menu ce soir : aligot et foie gras… Le seul problème est que nous manquons d’eauPuisqu’il faut toujours avoir du sucre sur soi (dans ses poches ou dans son sac), nous autres diabétiques avons l’occasion de nous lancer dans des collections de sucres enveloppés !Je vous déconseille de vouloir jouer avec les jouets de mon maître …A mon âge et avec mon vieux copain le diabète DNID – plus de 30 ans de vie commune-, il me reste les plaisirs des fêtes, champagne et gâteaux à gogo. Cet été j’ai été gâtée, un PACS, à Caunes en Minervois et deux anniversaires groupés à Paris.A première vue, cette photo n’a rien à voir avec notre maladie mais en fait elle fait suite à une mauvaise série en matière de diabète au cours de cette année 2006. En effet, en juillet je fus hospitalisé pour perte de connaissance liée à la chaleur, à un burn-out mais surtout à une hypoglycémie qui m’a fait chuter (blessure à l’arcade sourcilière).
Et en septembre de la même année, alors que je cherchais mon chemin dans la campagne suédoise, à nouveau rebolote, je perdis à nouveau connaissance étant seul et loin de tout. En fait pas si seul puisque malgré ma perte de connaissance, je réussis à faire cette photo de grues dans un champs sans trop savoir comment je l’ai faite d’autant plus qu’elle i n’est pas ratée et les oiseaux non effrayés par ma présence titubante sur la route.
Pour la petite histoire, j’eus la chance de m’asseoir sur un banc au bord d’une route très fréquentée et repris connaissance quand je me rendis compte que j’étais face à un restaurant où je pus faire ma glycémie (0.37).
Quelle fut pas ma surprise quand je découvris la qualité de ma photo une fois ma conscience revenue. J’aimerais en faire d’autres comme ça mais il est vrai que mon diabète s’est mieux stabilisé depuis.Avant que l’on découvre mon diabète je n’étais point sportif. Grâce au stage effectué a l’hôpital et mon séjour de 3 semaines à « la fontaine salée » j’ai découvert le bienfait de l’activité physique pour mon diabète tous les jours je bouge soit en faisant de la marche ou de la natation.
J’encourage tous les diabétiques à faire de l’activité physique.Il fait froid : dur de tenir un styloUne piqure dans la neigeEn haut du clocher de Macle à l’Alpe d’Huez : c’est parti pour 10mn de pur bonheur, où le diabète ne pèse plus rien.L’ image que je choisis : une fontaine que l’on trouve dans les jardins japonais appelée Keiki ou Shishi Odoshi.
Le clapotis de l’eau est un bruit assez harmonieux qui fait partie intégrante de la contemplation des jardins
japonais. Un jardin japonais se regarde et s’écoute.
Quel lien avec le diabète ?
J’y vois l’équilibre puis le déséquilibre : le bambou se renverse quand il est trop plein et reviens après à sa
position d’origine après avoir déversé l’eau.
La fontaine se laisse regarder : chaque diabétique est amené à jeter un regard sur son diabète.
La fontaine se laisse écouter : le diabétique finit par être à l’écoute de son corps malgré lui ne serait-ce que
pour éviter les hypos. Un signe de fatigue, une excitation, hypo ou hyper ?
L’eau qui s’écoule peut aussi symboliser le temps qui passe : le diabétique est sensible au temps. Il calcule tout
le temps, par nature un diabétique doit être fort en calcul mental. Mais le diabétique est aussi sensible à l’âge,
complications obligent.
Enfin, la fontaine s’intègre dans un environnement, ici un chemin : être diabétique c’est un parcours à
effectuer. De l’effondrement lors de l’annonce, du repli sur soi, des questions, à la reprise de la confiance en
soi, le vivre avec, et finalement après l’acceptation, avoir à nouveau les sens en éveil, le partage avec les autres,
jusqu’à se dire : la vie est belle. Un droit pour tous y compris les diabétiques.
Un peu d’humour pour terminer : avant de devenir des objets de décoration dans les jardins, les Kakei & Shishi
Odoshi avaient été créés par les paysans japonais pour faire peur aux animaux sauvages ….Déjà une histoire de bête.La recherche de l’équilibre glycémique est présent dans la tête de chaque diabétique. Avec les progrès de la science, les nouveaux médicaments et le matériel toujours plus performants, cette atteinte de l’équilibre devient un jeu d’enfant.Ou comment j’ai guéri, moyennant équilibre dans tous les sens du terme, ma neuropathie diabétique et retrouvé la mobilité de mes orteils après la découverte du diabète : on grimpe en étant sur ses pieds !
Le Mammouth, voie Caroline, D+, 5c/6aUne grande dose d’humour, voila ou je puise la force contre la maladie.Ma pompe à InsulineRandonnée sur les pentes de l’Etna avec mon beau père diabétique, pour bruler des calories…J’appréhende toujours les cocktails lors des mariages car il faut faire plusieurs doses d’insulines à des heures différées. Pour une fois, c’est moi qui teste le traiteur (tout en une seule fois) et je vais me régaler!!!C’est le moment où, le sport aidant, on se lâche ! Comment se gaver de chocolat en ayant perdu 2 kg au bout d’un moisDiabétique depuis l’âge de 7 ans, cela ne m’empêche pas de m’adonner à mes passions qui sont le bricolage et le jardinage.Une activité physique aide pleinement le combat contre la maladie, un esprit sain dans un corps sain.C’est mon anniversaire et ma diabétologue m’a conseillé de ne pas me restreindre, pour une fois : alors j’écoute ma diabétologue et remercie Saint Honoré.Description des 4 photos de la régate :

1) Régate:
Pour la troisième année consécutive, je participe à la « Corsica Open Bic » sur le 3030, avec 50 ans de diabète derrière moi et un handicape visuel important.
Sur la ligne de départ, c’est un peu la panique, car je ne vois rien sur les cotés…
J’ai pourtant a faire avec des jeunes qui cherchent a se sélectionner pour les Championnats de France

2) Ouf, je rentre!
De retour de 13 heures de régate en 3 jour, j’ai plus d’un tour dans mes manches:
A bâbord: une pompe étanche qui me fournit l’insuline
A tribord: une pompe à insuline dans un sac ‘étanche’ transparent qui me donne mes glycémies en continu

3) A table!
Entre deux manches, c’est le casse-croûte, lors on s’adapte en barrant avec les pieds .

4)- Dessalage
Pompe étanche recommandée!!!…Dans l’ordre d’affichage des photos :
1 – vers le sommet : c’est dur mais on va y arriver
2 – le sommet : avec mon ami d’enfance Roberto (guide de haute montagne) en haut du Breithorn 4164 m dans le massif du Cervin à Zermatt
3 – le sommet : tout va bien aucun problème dû à la hauteur
4 – la descente : le repos après l’effort on suce des pastilles de glucoseLa course mythique… J’en avais rêvé pendant 7 ansComme ROUGE de honte le jour où l’on apprend que l’on est diabétique,
Comme ROUGE, l’acétone sur les bandelettes urinaires qui accompagnent les hyperglycémies,
Comme ROUGE de colère après la terre entière qui ne comprend pas notre calvaire,
Comme ROUGE ce sang indispensable à nos dextros, mais présent aussi dans mon métier de brodeuse comme quoi on ne fait pas toujours exprès de se piquer le bout du doigt !
Comme ROUGE ces sodas ou ces sachets de glucose pour soigner nos hypoglycémies,
Comme ROUGE, ou presque, ces stylos de Novorapid présents dans la vie de nombreux diabétiques,
Comme ROUGE les pompiers qui interviennent parfois pour nous sauver la vie et toujours si efficacement
Comme ROUGE de timidité le jour où l’on tombe amoureux,
Comme ROUGE de bonheur à la naissance de nos enfants,
ROUGE, plus ou moins beau, plus ou moins agréable comme notre vie.
Mais ROUGE toujours présent puisqu’au moment de dessiner mon projet professionnel c’est encore lui qui s’est imposé.Qui a dit que le pancréas des animaux marchait du tonnerre de feu ?
Même les vaches peuvent, quelque fois, avoir besoin d’injections d’insuline !!!Voici un dossier contenant quelques photos qui constituent une sorte de reportage qu’on pourrait intituler : « Vivre son diabète en liberté ». Il s’agit de montrer que le diabète n’est pas quelque chose que l’on doit cacher.Voie d’escalade du Massif de la Sainte Victoire
Les diabétiques ne sont-ils pas tous des voyants ultra-glucides ?Il n’ y a pas de petit plaisir,il n’y a que des plaisirs différentsEn Novembre 2008, nous avons organisé un voyage avec quelques amis windsurfers sur la cote ouest australienne (océan indien).
De Perth, nous avons parcouru plus de 2000 KM le long de cette côte connue pour sa nature prodigieuse et ses vagues extraordinaires.
Nous avons finalement rejoint le spot de Gnaraloo, à 200 KM de routes de terre de Carnarvon et y avons trouvé les baleines, requins, raies manta, varans, kangourous, Dingos, serpents, arraignées etc etc.
Sur cette photo, vous me verrez surfer au premier plan tandis que vous observerez au loin une baleine me donner une leçon d’humilité en sautant bien plus haut que je n’en suis capable en windurf…
Quant à la gestion du diabète dans ces conditions un peu particulières (40°C à l’ombre, premier hôpital à plus de 1000 KM, aridité extrême)?
Voici la check list: Eau (ne jamais partir sans au-moins 20 litres d’avance), mini frigo à bord du 4×4 (stockage insuline, même celle en cours d’utilisation car 40°C c’est trop!), une semaine de nourriture d’avance, avec féculents et vitamines, téléphone satellite en cas d’urgence.

Veuillez cliquer sur les vignettes ci-dessous pour obtenir les commentaires de l’auteur associés à chacune d’entre elles.