Extraits

Le bulletin paraît deux fois par an.
Il regroupe vos témoignages, colères ou encore vos récits.


Extraits



Glucoboy plus fort que la Gameboy ?

Et si le jeu était une solution pour que les jeunes patients DID acceptent et intègrent un traitement souvent mal vécu ?
Cette idée s’est vite imposée au Dr Paul Wessel qui a mis au point le Glucoboy car son fils Luke, DID, avait tendance à ‘oublier’ de faire ses dextros et parfois égarer son glucomètre mais jamais sa Gameboy ! Il a donc conçu un glucomètre qui se peut se brancher sur la console de jeux Nintendo.
Si le taux de glucose est correct, l’enfant obtient des munitions pour détruire les molécules de sucre qui flottent sur l’écran de la Gameboy. Glucogame.com, un site internet avec jeux serait à l’étude. glucoboy_PChemetoff
Le Dr Vikram Kumar a lui inventé le DiaBetNet, développé avec le Joslin Diabetes Center de Boston, Roche Diagnostics et Handspring.
Avant de pouvoir jouer, on rentre dans l’assistant personnel (PDA de Handspring) plusieurs données (3 ou 4 taux de glucose de la journée, les doses d’insuline, hydrates de carbone…). L’enfant doit deviner son taux de glucose et le noter dans l’assistant puis se teste avec un glucomètre qui transmet par infrarouge le taux au PDA. Plus le résultat est proche de l’estimation, plus le joueur obtient des points via un site internet sécurisé ; les données sont accessibles par l’équipe médicale. Les premiers résultats de l’étude du Dr Laffel – le Daily Automated Intensitive Log for Youth (DAILY) – sont encourageants : le groupe des enfants et ados équipé de DiaBetNet s’est vite pris au jeu devenant plus actif face à la maladie, se testant plus fréquemment que celui équipé seulement de PDA et de glucomètre pour au final améliorer son HbA1c.

Allier jeu et technologie crée une émulation qui aide le jeune patient à mieux comprendre et équilibrer son diabète. Bientôt on aura Dr Mario en ligne et l’on pourra jouer à Gluco Raider ou encore aux Sims DID !

VM



Et si le diabète était un animal de compagnie ?

Si le diabète était un animal de compagnie, ça pourrait être :
– un chien ?   Non, un chien ça aboie quand quelque chose ne va pas. Mon diabète, lui a plutôt tendance à faire profil bas
– un chat ?   Non, un chat c’est tout doux. Le diabète ça pique, beaucoup !
– un canari ?   Non, un canari c’est toujours joyeux. Le diabète, c’est assez vite ennuyeux
– un poisson ?   Non, un poisson rouge ça mangerait toute la journée. Le diabète, il lui faut des doses bien arrêtées
Pourtant, notre diabète a des caractéristiques qui font de lui un bon compagnon : certes il demande beaucoup d’attention mais sa nourriture est assez simple (insuline), et surtout… il est le plus fidèle car il ne nous quitte jamais !
Et si accepter son diabète c’était « dompter » cet animal un peu spécial ?
Emmanuelle



Connaissez-vous Ficelle ?

Non certainement pas. C’est ma « fille poilue », une chatte européenne de gouttière toute noire chez qui je vis depuis que la vie m’a laissé seul. Et depuis ce temps, je redoute les hypos nocturnes sévères. Et bien j’ose l’affirmer, plus maintenant car Ficelle est là !
Savez-vous ce qu’elle fait quand je suis sur le point de sombrer dans le coma la nuit ? Elle me lèche les lèvres, les paupières, me mordille le bout du nez. Oh, pas méchamment, juste pour me dire : « Alors, tu te réveilles pour prendre ton sucre ? », et effectivement, je finis par me réveiller juste à temps pour prendre mes sucres. Et elle me surveille jusqu’à mon rétablissement. Les animaux sentent les choses. Une explication ? Il faudra que je consulte Diabéto et Véto ou Véto et Diabéto. Peu importe. Mais quand on laisse parler son coeur d’animal ou d’humain, la vie est plus facile. Osons aimer nos amis à quatre pattes, ils nous le rendent au centuple.
Yves, l’ami de Ficelle



Hôpital, mode d’emploi avec les réactions d’un lecteur

La semaine d’hospitalisation tous les deux ou trois ans semble faire l’unanimité.
Pour ma part ce serait tous les ans, je suis incapable de tenir mon carnet de surveillance de faire un régime.

Elle permet au diabétique de faire relâche pour une escale aussi bien technique que morale.
Malheureusement ce n’est pas toujours vrai, on vous infantilise – plus les infirmières que les toubibs – on vous culpabilise : fais pas ci, fais pas ça !
Vous déposez votre sac de soucis quotidiens et faites le point avec votre équipe à terre.
Oui on repart avec plein d’enthousiasme cela dure au plus 6 mois et tout est à recommencer.
Les soignants scrutent votre carnet, conseillent, recalent l’alimentation.
Là ils recalent tout.
Parfois, une nouvelle stratégie de course est envisagée et l’on vous change de traitement. Nouvelle insuline, nouvelle voilure.
C’est chouette un nouvel horizon mais le diabète m’ennuie…

Savoir lire la météo, anticiper, s’installer à sa table à cartes et choisir la bonne trajectoire pour éviter les cumulo-stress, les hyper-stratus et hypo-nimbus, le diabétique est un navigateur au long cours qui doit trouver avec son diabéto-routeur le bon anti-cyclone glycémique et savoir naviguer sous le 7. Bon vent !
VM
Etre optimiste c’est quand même merveilleux, mais c’est trop beau pour être vrai.
Toute l’année je sauve les meubles je ne fais pas ce que je veux mais ce que je peux et je peux peu.
Bravo VM pour ton message plein d’optimisme même à moi il fait du bien, bien que je m’attriste de ne pas être capable de faire tout cela.
Avec mes remerciements
Alain



Opération de la cataracte

J’ai été opérée de la cataracte, intervention qui dure une demi-heure sans anesthésie générale.
La chirurgie était réussie, par contre l’équipe médicale a très mal géré mon diabète. A six heures du matin, trois heures et demie avant de descendre au bloc opératoire, on m’a mise sous perfusion de glucose, malgré mon taux de glycémie très élevé à cause du stress. On m’a gardée sous perfusion sans contrôler ma glycémie avant, pendant et après l’intervention.
Vers dix heures trente, après l’opération, on m’a apporté une collation légère, toujours asans aucun contrôle ; collation que j’ai mangée, il est vrai que j’aurais pu moi-même faire un test avant. A midi, toujours reliée à la perfusion, je me sentais de plus en plus mal et j’avais des difficultés à rester éveillée. J’ai eu peur et ai pris ma glycémie : 5,30g/l !
Affolée, j’ai appelé l’infirmière qui m’a enlevé la perfusion. Ensuite, j’ai passé toute l’après-midi à faire des tests et à ajouter de linsuline pour faire descendre mon taux.
Ce que j’ai appris de cet incident c’est que, en dehors des services spécialisés, les équipes médicales n’ont aucune idée de comment traiter les diabétiques. Ils ont tellement peur des hypoglycémies qu’ils ne se rendent pas compte que les hyperglycémies sont encore plus dangereuses.
M.W.



Campagne de dépistage à Douala

A l’occasion de la Journée Mondiale du Diabète 2004, l’hôpital Laquintinie a organisé pendant trois jours une campagne de dépistage et sensibilisation en partenariat avec l’association camerounaise des diabétiques (ACADIA) et le Lions Club de Douala avec pour thème « Le diabète peut vous coûter un rein : agissez maintenant »
Sur près de mille personnes testées, une cinquantaine a été diagnostiquée diabétique dont trente cas graves. Les dépistés ont pu recevoir des conseils par les médecins de l’hôpital dont celui-ci : faire une glycémie au moins trois fois par mois ! Heureux détenteurs de la carte vitale et de la médecine de confort que nous sommes.
VM